le groupe municipal Redémarrez BenissaPar l'intermédiaire de son porte-parole, Juan Carlos Mut, le parti a tenu une conférence de presse pour dénoncer ce qu'il a décrit comme une violation du droit à l'information des membres du conseil municipal. Selon le formation, ce droit « Le conseil municipal manque systématiquement à ses obligations. »Cela entraverait le travail de contrôle et de surveillance qui incombe à l'opposition.
Juan Carlos Mut, porte-parole du groupe municipal Reiniciem Benissa, lors de la conférence de presseReiniciem soutient qu'il existe un blocus institutionnel Se fondant sur le recours au silence administratif, aux retards de procédure et au renvoi des responsabilités entre le bureau du maire et celui du secrétaire municipal, le groupe estime que cette dynamique empêche l'accès en temps voulu aux dossiers pertinents nécessaires à la vérification des actions du gouvernement local.
Mut a également annoncé avoir déposé une plainte auprès du conseil municipal et avoir déjà soumis une déclaration écrite à la mairie. MédiateurPar ailleurs, le porte-parole de Reiniciem a indiqué qu'ils envisagent également des poursuites judiciaires devant les juridictions administratives et pénales. Parmi les mesures étudiées figurent des actions contre le maire et le secrétaire municipal, qu'ils considèrent comme des acteurs clés du respect de la légalité administrative.
Accès aux archives municipales
Le grief principal porte sur l'accès aux documents municipaux. Reiniciem affirme que les demandes d'information soumises par ses représentants restent sans réponse dans les délais impartis et que, lorsqu'ils tentent d'exercer leur droit d'accès à l'information en invoquant le silence administratif, ils se heurtent à de nouveaux obstacles.
Comme l'a expliqué Mut, les deux Règlement Organique Municipal de Benissa comme l' Règlement relatif à l'organisation, au fonctionnement et au cadre juridique des entités locales Ils établissent que les demandes d'information émanant des membres de la société doivent être considérées comme acceptées en l'absence de refus motivé dans le délai imparti. cinq jours calendaires.
Toutefois, Reiniciem affirme qu'en pratique, la mairie ne répond pas dans ce délai et que, lorsqu'ils se rendent au service compétent pour consulter la documentation, ils doivent fournir au préalable une attestation de silence administratif. Le groupe dénonce le fait que cette exigence engendre un retard supplémentaire, car le secrétariat… jours 15 pour délivrer ce certificat et, selon le groupe, il arrive parfois qu'il ne soit pas délivré et que, finalement, les informations demandées soient fournies de manière partielle ou différente de celle demandée.
La « boucle » entre le bureau du maire et le secrétariat
Mut a décrit cette situation comme une boucle administrativeSelon le porte-parole de Reiniciem, lorsqu'une demande d'accès à l'information est formulée, la mairie renvoie la balle au secrétaire municipal, arguant que c'est à ce dernier qu'il revient d'accorder l'accès. Le secrétaire, à son tour, renvoie la décision à la mairie, affirmant que c'est le maire qui signe les arrêtés d'autorisation.
Selon le groupe municipal, il en résulte que les demandes se retrouvent prises dans un cycle de responsabilités qui se chevauchent, ce qui finit par retarder, voire empêcher, l'accès aux dossiers. Reiniciem estime que cette pratique a des répercussions directes sur… droit à la participation politique des représentants publics, car sans documents, ils ne peuvent exercer correctement leur contrôle sur l'administration municipale.
Le groupe soutient qu'il ne s'agit pas d'un retard ponctuel dû à la charge de travail ou au manque de personnel, mais d'une dynamique continue qui, selon lui, crée un scénario de vulnérabilité institutionnelle pour l'opposition.
Reiniciem souligne certains cas
Mut a révélé certains des cas sur lesquels il fonde sa plainte concernant le « cercle vicieux administratif » lors des demandes d'accès à l'information et a expliqué que la situation a commencé à attirer leur attention lorsqu'ils ont demandé l'accès à un dossier relatif à Patmore.
L'un des cas concernait l'appel d'offres pour la gestion du bar du centre communautaire. Selon Mut, lors de la conférence de presse, l'entreprise retenue a soumis une proposition non conforme aux exigences techniques minimales pour la rénovation des sanitaires, tant en ce qui concerne les installations sanitaires que la conformité réglementaire. Reiniciem soutient que, malgré le constat de non-conformité dans le rapport technique, la proposition a été évaluée et n'a pas été écartée.
Le groupe compare ce cas à d'autres procédures d'approvisionnement où, selon lui, le non-respect des spécifications techniques a entraîné l'exclusion automatique des offres. Il a donc demandé l'accès aux rapports et documents complets justifiant le maintien de l'entreprise retenue dans la procédure. Finalement, il n'a obtenu que l'accès au dossier d'approvisionnement.
Un autre cas cité est celui des fouilles menées dans l'ancien cimetière de Benissa à la recherche des restes de brigadistes internationaux. Reiniciem affirme qu'il existe un opacité totale Concernant cette affaire et le traitement des restes humains, jusqu'à la conférence de presse du mardi 26 mai et dans l'attente de la séance plénière prévue plus tard dans le mois, ils n'avaient reçu aucune réponse à leur demande. Selon le groupe, les restes ont été transférés de l'ancien cimetière au nouveau sans procédure de conservation adéquate ni enregistrement officiel. Le groupe indique également que le parquet a demandé des documents au conseil municipal à deux reprises.
Plainte auprès du Médiateur et avertissement au Secrétariat
Compte tenu de l'accumulation des cas, Reiniciem a signalé le dépôt d'une plainte auprès de la MédiateurDans ce document, ils détaillent les incidents qui, selon eux, constituent une obstruction à l'accès à l'information municipale. Le groupe affirme que Le médiateur a déjà identifié auparavant à la mairie de Benissa en tant que entité hostile Face à leur absence de réponse récurrente, le groupe s'appuie sur ce précédent pour étayer son argument selon lequel il ne s'agit pas d'un conflit isolé.
Par ailleurs, le porte-parole de Reiniciem a indiqué qu'un document adressé au secrétaire municipal a été déposé auprès du conseil municipal afin de rappeler à ce dernier son obligation de garantir la légalité et l'exercice effectif du droit des représentants publics d'accéder aux informations municipales.
Reiniciem explore les voies contentieuses, administratives et pénales.
Enfin, Mut a annoncé envisager un recours administratif contre le conseil municipal pour violation des droits fondamentaux. Plus précisément, l'impossibilité d'accéder aux dossiers constitue une atteinte potentielle au droit à la participation politique et au contrôle de l'action gouvernementale.
D'après les informations recueillies, Reiniciem envisage également de porter plainte contre le maire et contre le secrétaire municipal auprès de l'Ordre des secrétaires. Dans ce dernier cas, le groupe prévoit de demander la radiation de ce dernier par l'intermédiaire de son ordre professionnel pour manquement présumé à ses obligations de garant de la légalité.
Le groupe fonde sa position sur le fait que l'accès à l'information n'est pas une concession politique de la part du gouvernement local, mais un droit reconnu des membres de la corporation pour pouvoir exercer leur fonction publique.
Mut a cité plusieurs précédents juridiques pour étayer son avertissement selon lequel le défaut de fournir des documents peut entraîner des condamnations pour violation des droits fondamentaux. Parmi les cas mentionnés, on peut citer : BenahavísÀ Malaga, où l'on fait référence à des condamnations pour dissimulation d'informations relatives à l'urbanisme, ou encore au cas de Moncada, où la Haute Cour de Justice de la Communauté valencienne aurait condamné la société pour violation du droit à la participation politique par dissimulation de documents.





